Arthrose du genou, gonarthrose

Dr Benjamin Moulin, dernière mise à jour octobre 2022

Tout savoir sur la gonarthrose ou arthrose du genou

Le genou est une articulation de la jambe constituée  de 3 os qui sont le femur, le tibia et la rotule. A l’état normal, le genou permet la flexion de la jambe et la marche. Cette articulation est fortement sollicité, notamment lors des déplacements car elle supporte le poids du corps.

L’arthrose du genou, ou gonarthrose est une maladie dégénérative conduisant à la destruction du cartilage articulaire fémoro-tibial et patellaire (de la rotule).

C’est une maladie évolutive qui tend à s’aggraver avec le temps. Elle évolue souvent par poussées douloureuses, entrecoupées de phases d’amélioration.

L'arthrose du genou est très fréquente et concerne 35% des personnes de plus de 65 ans.
L'arthrose du genou est très fréquente et concerne 35% des personnes de plus de 65 ans.

Les symptomes de la gonarthrose: une maladie d’apparition progressive

→ Douleurs de la gonarthrose: aggravées par l’effort, améliorées par le repos

Initialement, les douleurs de gonarthrose surviennent principalement à la suite d’un effort important, de marche ou de course à pied par exemple. Ces douleurs sont plutôt soulagées par le repos, la glace, ou les traitements anti-inflammatoires. Lorsque la maladie est à un stade plus avancé, les douleurs peuvent être plus fréquentes, voir quasi-permanentes car liées à de l’épanchement intra-articulaire (genou gonflé ou épanchement de synovie), qui entraîne une inflammation et des douleurs.

→ Difficulté à marcher, à porter des charges lourdes, à monter et descendre des escaliers

Ces symptômes découlent directement des modifications structurelles liées à l’arthrose. Comme évoqué plus haut, le genou est fortement sollicité lors de la mise en charge du squelette. Aussi, l’atteinte de l’articulation va entraîner une limitation dans les mouvements ainsi que des douleurs. Ceci explique donc les difficultés pour les déplacements et les activités qui sollicitent la flexion du genou, notamment la montée et la descente des escaliers. Dans les stades avancés, la marche devient également difficile, avec une diminution progressive de la distance parcourue (périmètre de marche).

→ Blocage et gonflement du genou

L’usure des cartilage entraîne de l’inflammation, avec augmentation du liquide dans l’articulation. Ce liquide va faire gonfler le genou, c’est l’épanchement de synovie. Le genou gonflé va être douloureux, moins mobile, avec une sensation de blocages récurrents, des craquements ou autres modifications de la perception intra-articulaire.

Gonarthrose, quels sont les facteurs de risque?

L’arthrose est une maladie multi-factorielle, qui associe des causes inées (génétique, malformation posturale, laxité) et acquises (surpoids, mauvaise habitudes alimentaires, manque d’activité physique et autres).

L’âge

La gonarthrose a tendance à augmenter avec l’âge. En effet, comme le reste du corps humain, les articulations et le cartilage deviennent plus fragile au fur et à mesure des années, et s’abîment. En moyenne, 35% des hommes et femmes de plus de 65 ans souffrent de gonarthrose. L’arthrose peut cependant intervenir de façon plus précoce dans des situations particulières.

es alpha-bloquants sont des médicaments utilisés pour détendre les muscles de la vessie, de la prostate, et de l’urètre et donc permettre un meilleur écoulement du jet urinaire.

  • Effets secondaires ou indésirables des alpha-bloquants

Ces médicaments peuvent entraîner des troubles de l’éjaculation, notamment une absence de sperme (nommée anéjaculation). Ils peuvent également être à l’origine d’une baisse du tonus dans les muscles de l’organisme nommée hypotension orthostatique pouvant entraîner des chutes. Il faut donc être particulièrement vigilant dans les premiers jours de traitement (habituellement, au-delà de quelques semaines, l’organisme s’adapte et les épisodes disparaissent).

En cas de troubles de l’éjaculation ou de l’érection induit par un traitement alpha-bloquant, une embolisation prostatique peut permettre à la fois de diminuer le volume de la prostate, et d’éviter les effets indésirables des traitements.

les inhibiteurs de la 5α reductase: Finasteride (Chibro-proscarⓇ), dutasteride (AvodartⓇ)

  • Mecanisme d’action

Ces médicaments empêchent la transformation de la testostérone en dihydrotestosterone qui est une hormone entre autres responsable du gonflement de la prostate. Les inhibiteurs de la 5alpharedusctase permettent une diminution de 30% du volume de la prostate en moyenne, mais cette diminution est généralement progressive et peut mettre jusqu’à 6 mois à apparaître.

  • Effets secondaires et indésirables

Les inhibiteurs de la 5alphareductase sont responsables de différents effets indésirables fréquents (1 à 10% des cas) parmi lesquels une baisse de la libido, une impuissance, des troubles de l’éjaculation et une augmentation du volume des seins.

De façon plus rare, ces médicaments peuvent être responsables de troubles psychiatriques, notamment des états anxieux, des modifications de l’humeur ou des dépressions. En cas de modification de l’humeur, leur prise doit être interrompue et un médecin doit être consulté en urgence.

les parasympathicolytiques: Oxybutinine (Ditropan®) et Tolteridine (Detrusitol®), Ceris® et Vesicare®.

  • Mecanisme d’action

Ces médicaments bloquent les récepteurs du muscle Detrusor de la vessie. Cette inhibition de la contraction musculaire vésicale n’agit pas à proprement parler sur le volume de la prostate mais plutôt sur les conséquences au niveau de la vessie: elle empêche la contraction répétée et parfois involontaire qui peut être retrouvée lorsqu’une irritation de la vessie (vessie hyperactive) fait suite au gonflement prostatique. Cette molécule limite également les « urgenturies » (envies fréquentes d’uriner) et le risque d’évolution vers une vessie de lutte.

  • Effets secondaires et indésirables

Les anticholinergiques peuvent avoir des effets indésirables dus à leurs effets sur l’ensemble de l’organisme. Ces effets sont habituellement peu grave mais peuvent être handicapant au quotidien. Citons entre autre la constipation, les nausées, la sécheresse buccale, les maux de tête, les étourdissements, la somnolence, et la peau sèche. Quelques précautions doivent être prises également concernant le risque de glaucome aigu, et de blocage des urines (rétention urinaire) pouvant nécessiter une consultation médicale en urgence.

les inhibiteurs de la 5 phosphodiesterase: Cialis® (Tadalafil), Viagra® (Sildénafil) et Spedra® (Avanafil)

  • Mecanisme d’action

Comme leur nom l’indique, ces médicaments empêchent l’action de la 5-phospho-diesterase qui est une enzyme mettant fin à l’érection.

Initialement, ces molécules ont été développées pour le traitement des troubles de l’érection. Néanmoins ils ont également montré leur efficacité pour faire dégonfler la prostate. Ils sont peux utilisés en première intention face à une prostate gonflée, mais peuvent être intéressants pour les patients souffrant à la fois de difficultés urinaires et érectiles.

Autre information importante, ces médicaments ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Leur coût de revient est d’environ 15 euros par mois.

  • Effets secondaires et indésirables

Les inhibiteurs de la 5 alpha reductase peuvent avoir des effets indésirables graves notamment sur le plan cardiovasculaire (infarctus du myocarde, mort subite). Ils nécessitent une évaluation attentive de l’état du coeur et des vaisseaux avant prescription.

Prostate gonflée: les traitements naturels

Règles hygiénodététiques

Lutter contre la constipation, diminuer la consommation d’alcool et de caféïne peut permettre de diminuer le volume prostatique. L’activité physique est également recommandée. Attention, les problèmes prostatiques de l’homme peuvent parfois être aggravé par la pratique du cyclisme.

 

Phytothérapie

De nombreux extraits de plantes permettent d’agir sur la taille de la prostate. On peut citer notamment les racines d’orties, le palmier nain ou palmier de Floride (Permixon®), l’epilobe, la tomate, le prunier d’Afrique (Tadenan®), le thé vert, les graines de citrouilles, la courge la grenade, le clou de girofle et l’oignon. Le Tadenan et le Permixon sont des médicaments dont le développement et le dosage est encadré par la lois, qui peuvent être des alternatives aux traitements habituels de l’hypertrophie prostatique. En revanche, les extraits naturels de plantes comme le saw palmetto sont considérés comme des produits de parapharmacie. Leur caractéristiques ne sont donc pas forcément encadrées, et peuvent varier d’une marque à l’autre, notamment le dosage en principe actif. Cette absence de standardisation rend l’évaluation scientifique de l’efficacité de ces thérapeutiques difficiles.

A ce jour, aucune étude n’a permis de comparé la phytothérapie à l’embolisation de la prostate. 

Prostate gonflée: quels exercices permettent de diminuer le volume de la prostate?

L’activité physique globale permet de prévenir l’apparition de l’adénome de la prostate. Certains exercices spécifiques permettent d’améliorer le contrôle de la vessie.

L’exercice de Kegel

L’exercice de Kegel consiste à maintenir les muscles vésicaux serrés pendant environ 5 secondes puis à relâcher pendant une vingtaine de seconde. Trois à cinq séries d’une dizaine de répétition sont préconisées chaque jour.

La méditation et la relaxation

permettent également un meilleur contrôle vésical. En effet, le stress est une composante de l’activité vésicale. Aussi, les techniques permettant de lutter contre le stress permettent un meilleur contrôle vésical.

Le yoga

Une étude récente suggère que certaines postures  de yoga permettent de diminuer le flux sanguin et ainsi de diminuer le volume et les symptômes liés au gonflement de la prostate.

Prostate gonflée: les traitements chirurgicaux de l’adénome de prostate

Il existe de multiples techniques de traitement chirurgical de l’adénome de prostate, qui peuvent varier selon la taille de l’adénome, le profil du patient, ou les habitudes des équipes chirurgicales. Ces techniques offrent d’excellent résultats sur la levée de l’obstacle urinaire. En revanche ces techniques ne sont pas dénuées d’effets indésirables, notamment sur les fonctions sexuels (baisse de l’éjaculation et de la perception de l’orgasme) ou les fonctions urinaires (incontinence post-opératoire pouvant être transitoire).

La TURP : Resection trans-uretrale de la prostate

La TURP est une résection de la prostate par voie naturelle. L’intervention se déroule sous anesthésie générale ou rachi-anesthésie. Un endoscope est introduit dans la verge, puis des petits copeaux de prostate sont réséqués et retirés, raison pour laquelle on parle parfois de rabotage ou de grattage. L’évacuation de ces copeaux permet de rétablir un conduit permettant l’écoulement de l’urine. A la fin de l’intervention, une sonde urinaire est mise en place afin d’éviter un caillotage (saignement et formation de caillot dans la vessie).

La TURP entraîne une éjaculation rétrograde, c’est-à-dire une absence d’éjaculation lors de l’orgasme sexuel. La TURP peut également conduire à une incontinence urinaire, mais qui est la plupart du temps transitoire.

L’adénomectomie par voie haute

L’adénomectomie est un traitement de l’adénome de prostate de grande taille, réalisé lorsque le volume de la prostate est supérieur à 80 cc. L’intervention consiste à retirer l’adénome de prostate en laissant en place la partie périphérique (à la différence de la prostatectomie radicale lors de laquelle toute la prostate est retirée mais qui est un traitement du cancer de la prostate et non de l’adénome). Habituellement le chirurgien pratique une incision de quelques centimètres sur la peau puis accède à la prostate par voie directe ou par voie transvésicale. Etant donné le risque de caillotage du aux saignements post-opératoires, une sonde urinaire est laissée en place qui sera retirée dès que les urines redeviennent claires, en quelques jours habituellement.

La resection par laser Holep (Holmium Laser Enucleation of the Prostate)

La resection par Laser Holep consiste à retirer l’adénome à l’aide d’un laser, introduit par voie endoscopique au travers de la verge, qui va ensuite être fragmenté puis retirer par les voies naturelles. Après l’intervention, une sonde urinaire est mise en place jusqu’à ce que les urines redeviennent claires.

La résection Laser permet de traiter les adénomes de toutes tailles. Elle nécessite cependant un chirurgien expérimenté: toutes les études montrent une corrélation entre l’expérience du praticien et les résultats. La résection Holep a également des conséquences sexuelles, avec une perte de l’éjaculation et une diminution de la perception de l’orgasme sexuel. L’incontinence urinaire est possible en post-opératoire mais souvent réversible.

Prostate gonflée, comment choisir entre les différents traitements

Comme vous avez pu le voir, il existe de nombreux traitements de la prostate gonflée. Chaque traitement a ses avantages en terme de résultats, mais également de potentiels effets indésirables.

Le choix du traitement doit se faire après discussion avec le médecin prescripteur, afin de trouver le traitement le plus adapté au profil de chaque patient en fonction de son âge et de ses attentes notamment sur le plan urinaire et sexuels.

D’autres articles sont disponibles sur notre site pour vous informer sur l’adénome de prostate et les différentes techniques de traitement.

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Consultations et interventions

Hôpital Américain, 55 Bd du Château, 92200 Neuilly Sur Seine