La biopsie transpérinéale ciblée de la prostate évite la voie transrectale et réduit le risque infectieux. Ciblage basé sur la fusion avec l'IRM permettant de réaliser les biopsies directement dans les zones suspectes.
La valeur normale du PSA est inférieure à 4 ng/ml.
👉 Cependant, de nombreuses causes non cancéreuses peuvent élever le PSA :
l’adénome de la prostate
une prostatite infectieuse
une rétention urinaire avec mise en place récente d’une sonde
⚠️ Une élévation du PSA ne signifie pas automatiquement un cancer de la prostate .
La démarche habituelle est la suivante :
Confirmation de l’élévation du PSA (après 1 mois).
Prescription d’une IRM prostatique.
L’IRM permet de détecter d’éventuelles lésions suspectes, appelées « lésions cibles », classées selon le score PIRADS.
L’IRM décrit des lésions cibles (suspectes ou atypiques) au sein de la prostate.
Chaque lésion reçoit un score PIRADS (de 1 à 5) basé sur différents critères (taille, morphologie, signal IRM…).
PIRADS 1-2 : peu ou pas suspect.
PIRADS 3 : doute intermédiaire.
PIRADS 4-5 : suspicion forte de cancer.
⚠️ Deux points essentiels :
Le diagnostic de cancer ne peut jamais être posé uniquement sur l’IRM ou le score PIRADS.
Il existe une part d’incertitude : certaines lésions PIRADS 4 ou 5 se révèlent bénignes après biopsie.
Le score PIRADS ne définit pas le traitement.
Il sert uniquement à décider si des biopsies prostatiques doivent être réalisées.
👉 Pour les lésions PIRADS 4 ou 5, et dans certains cas de lésions PIRADS 3, la réalisation de biopsies ciblées est recommandée :
prélèvement de tissu prostatique dans la zone suspecte
complété par des biopsies « standard » sur le reste de la prostate.
Deux voies d’accès existent :
transpérinéale (à travers la peau entre les testicules et l’anus) ✅ limite le risque infectieux.
transrectale (voie classique, à travers le rectum).
Après découverte de lésions suspectes sur l’IRM, il existe une indication à réaliser des biopsies dans la zone suspecte nommée « lésion cible » 🎯.
Ces lésions cibles étant la plupart du temps invisibles à l’échographie, elles sont très difficiles à repérer lors d’une biopsie standard sous échographie. Il est donc difficile d’être sûr de ne pas être passé à côté de la cible en faisant des biopsies au hasard dans les différentes zones de la prostate.
À l’inverse, l’utilisation de la fusion échographie/IRM permet de projeter l’image d’IRM sur l’image d’échographie.
👉 L’opérateur visualise donc à la fois l’aiguille de biopsie et la cible IRM , ce qui permet de s’assurer que le prélèvement qui sera analysé a bien été réalisé dans la zone cible.
L’évaluation du degré d’agressivité (notamment le score de Gleason ) d’un cancer de la prostate est un élément décisif dans la stratégie thérapeutique.
Lorsqu’une tumeur est peu agressive, une simple surveillance pourra être discutée.
Au contraire, en cas de tumeurs plus agressive, un traitement plus radical pourra être discuté (chirurgie, radiothérapie ou les deux).
Comme ce sont les biopsies qui permettent de définir le degré d’agressivité d’une tumeur, il est impératif que celles-ci soient les plus fiables possibles ✅.
Toutes les études ont montré que les biopsies ciblées étaient plus précises pour déterminer le degré d’agressivité que des biopsies réalisées à l’aveugle (zone par zone).
En effet, l’IRM permet d’orienter la biopsie vers la zone qui est souvent la plus agressive, et évite ainsi un sous-diagnostic qui pourrait avoir des conséquences thérapeutiques néfastes.
👉 Réaliser des biopsies ciblées permet donc une évaluation plus fiable de la tumeur, et donc une meilleure orientation thérapeutique.
Historiquement, les biopsies de la prostate étaient réalisées par voie transrectale (à travers le rectum ).
👉 Problème : ce passage peut entraîner la migration de bactéries du rectum vers la prostate.
➡️ Résultat : une infection appelée prostatite peut survenir.
Bien que relativement rare (3 à 5 % des cas), cette complication peut être potentiellement grave ⚠️.
Depuis quelques années, la voie transpérinéale s’est imposée comme une alternative.
👉 Principe : l’aiguille de biopsie est insérée non plus par le rectum, mais par la zone de peau située entre les testicules et l’anus, qui s’appelle le périnée.
➡️ Cet abord permet :
d’éviter la dissémination de bactéries du tube digestif,
et donc de réduire fortement le risque infectieux.
📊 Avec cette technique, les études montrent un taux d’infection ≤ 0,6 %, contre 3 à 5 % pour la voie transrectale.
👉 En résumé : la voie transpérinéale est aujourd’hui une option plus sûre pour réaliser des biopsies prostatiques, tout en améliorant la sécurité des patients.
La voie transpérinéale présente aussi l’avantage de réduire certains désagréments post-biopsie, notamment les saignements par le rectum.
👉 Globalement, le vécu du patient est jugé meilleur avec cette approche.
La procédure est réalisée sous anesthésie locale ciblant :
la peau
les tissus sous-cutanés
et le plexus nerveux de la prostate
➡️ Résultat : la tolérance est généralement très bonne.
⚠️ Les douleurs sont rares et, lorsqu’elles surviennent, elles sont souvent liées à une pathologie sous-jacente (ex. : prostatite chronique ).
👉 En pratique : la voie transpérinéale est non seulement plus sûre contre les infections, mais aussi mieux tolérée par les patients.
La voie transpérinéale présente aussi l’avantage de réduire certains désagréments post-biopsie, notamment les saignements par le rectum.
👉 Globalement, le vécu du patient est jugé meilleur avec cette approche.
Habituellement on considère qu’il faut respecter un délai de 8 jours. Cependant des traces de sang peuvent être présent dans le sperme jusqu’à 5 ou 6 semaines après l’intervention (habituellement autour de 1 mois). Ceci est la conséquence de la biopsie. Il n’y a cependant pas de risque de « transmission » du cancer par cette voie.
L’intervention se déroule dans une salle de consultation standard et peut être réalisée au cabinet.
L’intervention est généralement réalisée sous anesthésie locale.
👉 Les études montrent une excellente tolérance.
Dans certains cas particuliers (patient phobique, très anxieux), le geste peut être réalisé sous anesthésie générale ou sédation consciente.
Le patient est installé en position dite « gynécologique ».
Une sonde d’échographie est insérée dans le rectum pour repérer la prostate.
Le radiologue réalise une anesthésie locale (de la peau jusqu’à la capsule prostatique).
L’aiguille de biopsie est ensuite introduite.
Grâce à la fusion avec l’IRM, le radiologue effectue généralement 4 à 6 prélèvements par lésion cible.
Ces biopsies sont complétées par 12 prélèvements standards sur les différentes zones de la prostate.
À la fin, les aiguilles sont retirées et le patient peut rentrer chez lui environ 15 minutes plus tard.
👉 Aucune surveillance particulière n’est nécessaire au cabinet ou à l’hôpital.
La biopsie dure environ 15 à 30 minutes.
Après la biopsie, la surveillance est simple :
vérifier l’absence de fièvre
surveiller qu’il n’y ait pas de saignement abondant
s’assurer de ne pas présenter de blocage urinaire
Les résultats définitifs de la biopsie sont généralement disponibles sous 7 à 15 jours.
Cette consultation réalisée avant la biopsie permet de préparer au mieux la biopsie.
Lors de cette consultation, il est important de signaler au médecin:
si vous prenez des anticoagulants
ou tout autre traitement fluidifiant le sang
📅 72 heures avant le geste :
réaliser une analyse d’urine (ECBU) afin de vérifier qu’elles sont stériles
📅 Le jour de l’intervention :
prendre un antibiotique → habituellement 1 comprimé le matin avant le geste + 1 comprimé le lendemain
une prémédication par benzodiazépine (par exemple Xanax) et antalgiques peut être prescrite pour réduire le stress et améliorer le confort
⚠️ Important : il est primordial d’apporter le CD de l’IRM afin qu’elle puisse être fusionnée avec l’échographie lors de la biopsie.
Le taux d’infection après une biopsie transpérinéale est inférieur à 1 %.
Des traces de sang peuvent apparaître dans les urines ou le sperme après la biopsie. Généralement elles disparaissent en une quinzaine de jours dans les urines, et quatres semaines dans le sperme. Il existe une variabilité dans ces chiffres, et de temps en temps il est possible que le temps de cicatrisation soit un peu allongé.
👉 Les hémorragies abondantes sont très rares .
La majorité des patients se déclarent satisfaits de la biopsie par voie transpérinéale.
Ils décrivent la procédure comme moins délicate, moins douloureuse, et moins problématique que ce qu’ils avaient imaginé.
/p>
Oui. Comme les biopsies sont réalisées en fusionnant l’échographie avec l’IRM, il est nécessaire d’avoir réaliser une IRM avant les biopsies. Une analyse d’urine est également nécessaire avant la réalisation de biopsies.
/p>
Il n’existe pas de contre-indication formelle à la pose de fiduciaire.
Néanmoins, en cas de chimiothérapie récente, de prise de traitement anticoagulant, ou de trouble de la coagulation, certaines précautions ou adaptions seront nécessaires. Ces situations sont à signaler au radiologue en consultation.
/p>
La biopsie transpérinéale est habituellement réalisée sous anesthésie locale, avec très peu de douleurs ou de désagréments. La plupart des patients interrogés à posteriori déclarent que le vécu de la procédure est bien meilleur que ce à quoi ils s’attendaient.
Cependant, à la demande du patient, ou dans certaines situations spécifiques, la biopsie peut être réalisée sous anesthésie générale.
/p>
La biopsie est réalisée sous anesthésie locale. L’examen est généralement très bien toléré. Différentes études ont été réalisées, qui montrent une douleureux maximale à 3/10 pendant des biopsies transpérinéales.
/p>
Les effets indésirables sont rares, et surviennent dans moins de 3% des cas, avec essentiellement un risque d’infection ou de rétention urinaire (blocage des urines). La plupart des complications sont prises en charge avec une surveillance simple, une sonde urinaire, ou un traitement antibiotique.
En cas de survenue de signes cliniques anormaux dans les suites de l’intervention, notamment de la fièvre, des signes urinaires (brûlures, difficultés à vider la vessie) il vous faut contactez votre radiologue rapidement ou vous rendre aux urgences.
En cas de suspicion d’infection, ne prenez pas d’antibiotiques avant d’avoir vu un médecin.
/p>
Dans les suites de l’intervention, les efforts violents sont à éviter pendant 48 heures, de même que la pratique d’une activité physique.
Les rapports sexuels peuvent être repris après 5 jours.
/p>
l’Institut Français de Radiologie Interventionnelle dispose d’une astreinte avec un radiologue interventionnel joignable 7/7 jours, 24/24 heures
/p>
Les résultats de la biopsie vous seront transmis en consultation par votre radiologue ou le médecin prescripteur. Il existe souvent un délai de 5 à 7 jours entre la biopsie et les résultats.