→ Le PSA
Le PSA (prostate specific antigen) est une molécule produite par la prostate, y compris chez le sujet jeune sans pathologie prostatique.
Son taux normal est inférieur à 3ng/ml.
→ A partir de quel taux de PSA faut il suspecter un cancer de la prostate?
L’augmentation du PSA est retrouvée dans la plupart des cancer de la prostate, et c’est d’ailleurs l’outil de première intention du dépistage du cancer de la prostate. Le tissu tumoral est à l’origine d’une surproduction de PSA qui entraîne une augmentation du taux. Néanmoins, il existe de multiples causes d’élévation du PSA, d’origine autre que le cancer de la prostate. Le taux de PSA normal est inférieur à 3ng/dL; Plus le taux est élevé plus la probabilité d’un cancer de la prostate est importante, avec néanmoins des faux positifs pouvant aller parfois jusqu’à des valeurs très importantes.
Habituellement, en cas de découverte d’une PSA élevée, une IRM est precrite à la recherche de lésions suspectes de cancer.
→ Quel taux de PSA pour un adénome de prostate?
Comme le PSA est produit naturellement par le tissu prostatique non tumoral, il apparaît logique que l’augmentation du volume de la prostate en cas d’adénome conduise également à une augmentation du PSA. Celle-ci se fait généralement proportionnellement au volume, et peut atteindre des valeurs très au delà de la normale en cas d’adénome très important.
Il est néanmoins rare dans l’adénome de prostate que le taux de PSA dépasse les 20 ng/ml, sauf pour des prostates de volume extrêmes (supérieur à 100 grammes).
→ Comment différencier une augmentation du PSA liée à un adénome de celle d’un cancer?
Etant donné que le PSA peut être augmenté à la fois dans l’adénome et dans le cancer de la prostate, il peut être compliqué de faire la différence entre ces deux pathologies. Ceci est d’autant plus vrai qu’étant donné leur fréquence importante, il est complétement possible que les deux maladies soient présentes (un patient avec un adénome de la prostate peut tout à fait également dévelloper un cancer de la prostate).
En pratique, la situation pouvant parfois poser problème est celle d’un patient porteur d’une grosse prostate, avec une élévation du PSA dont il est difficile de dire si elle est liée simplement à l’augmentation du volume prostatique, ou si il existe une lésion cancéreuse surajoutée.
Quelques outils sont disponibles pour aider à affiner le diagnostic.
La densité de PSA est le rapport entre le PSA et le volume prostatique. Il peut aider à différencier un adénome (densité basse, inférieure à 0,1) d’un cancer (densité élevée, supérieure à 0,2). Néanmoins ces valeurs peuvent être prises en défaut, et lorsque le rapport est autour de 0,15 il est peu informatif.
L’irm est un examen d’imagerie de la prostate qui dure une trentaine de minutes. Il ne nécessite pas de préparation spécifique en dehors d’un lavement intra-rectal. Historiquement, l’IRM nécessitait l’introduction d’une « antenne » intra-rectale pour l’acquisition des images mais les techniques modernes d’imagerie permettent de l’éviter, et d’acquérir directement les images par voie trans-abdominale.
L’IRM permet de détecter des lésions suspectes de cancer, classées selon le score PIRADS. Dans le cas d’une élévation modérée du PSA chez un patient avec un adénome de la prostate, elle est intéressante pour sa valeur prédictive négative, puisqu’une IRM normale permet d’éliminer un cancer de la prostate significatif dans 95% des cas.
La biopsie prostatique
La biopsie de la prostate est le seul examen le plus fiable pour confirmer ou éliminer un cancer de la prostate. Elle n’est habituellement pas réalisée en première intention, mais plutôt lorsque le PSA est augmenté et que l’IRM retrouve des anomalies (appelées lésions cibles).