L’embolisation de la prostate est un traitement de l’adénome de la prostate qui consiste à boucher les artères prostatiques afin d’entraîner l‘atrophie et le ramollissement de la prostate. L’avantage de la procédure est son caractère mini-invasif puisque l’intervention est réalisée en ambulatoire (hospitalisation d’une demi-journée), et ne nécessite pas de sonde urinaire ou de passage à travers la verge. Enfin, l’embolisation permet de préserver les fonctions sexuelles (érection et éjaculation) ainsi que les fonctions urinaires.
Retrouvez l’ensemble des réponses aux différentes questions que vous vous posez concernant la prise en charge d’un adénome de la prostate.
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Les symptômes sont de deux type:
Augmentation de la fréquence des urines (polyurie), et survenue d’envies fréquentes d’uriner, nommées urgenturies. Ces symptômes sont volontiers majorés la nuit.
Ces symptômes sont la conséquence directe de l’obstacle à l’écoulement, avec des difficultés à débuter l’émission d’urines, une diminution de la force du jet urinaire, et des difficultés à bien vider sa vessie, avec souvent l’impression d’une vessie encore pleine après miction.
Lorsque l’obstruction devient trop importante, l’urine ne s’écoule plus et s’accumule dans la vessie qui se bloque. On parle alors de rétention urinaire aigue (RAU).
La stagnation des urines dans la vessie a tendance à favoriser les infections urinaires et de la prostate (prostatite). Un caillot (nommé lithiase) peut également se former dans la vessie.
Pour en savoir plus sur le diagnostic de l’adénome de la prostate, vous pouvez consulter notre article intitulé « adénome prostatique, symptômes, causes et diagnostic d’une pathologie très fréquente après 50 ans » (cliquez sur le lien)
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Généralement le diagnostic est évoquer à l’interrogatoire. Les scores IPSS et IEEF permettent une évaluation objective des symptômes.
L’echographie est l’examen central du diagnostic d’adenome de la prostate. Elle permet de confirmer le diagnostic et d’apporter des informations complémentaire, sur l’état de la vessie, le volume prostatique, et le résidu post-mictionnel.
Le dosage du PSA permet d’éliminer un cancer de la prostate.
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Les indications d’embolisation de la prostate sont:
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Pour savoir si vous êtes candidat à l’embolisation, cliquer sur le score IPSS et remplissez le questionnaire.
Au delà d’un score de 8/35, si vous êtes gêné par les symptômes, où que les traitements médicamenteux sont à l’origine d’effet indésirables, vous pouvez prendre rendez-vous en consultation, pour discuter des possibilités d’embolisation.
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Il n’existe pas de contre-indication formelle à l’embolisation mais les résultats sont moins bons lorsque la vessie est trop endommagée (vessie diverticulaire, présence de calculs dans la vessie).
Certaines situations particulières peuvent nécessiter des investigations complémentaires, suivies d’une discussion multi-disciplinaire pour choisir le traitement le plus adapté.
N’hésitez pas à nous rencontrer en consultation pour en discuter.
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Une revue complète des effets indésirables est disponible dans notre article « effets indésirables et sexuels de l’embolisation de la prostate »
Voici les points principaux:
l’éjaculation est systématiquement préservée, avec simplement une baisse du volume de l’éjaculation notée dans seulement 4 à 24% des cas
Dans notre revue de la littérature, 1 patients seulement sur les 488 (0.2%) a présenter des troubles de l’érection post-embolisation
Le taux de complications dites « majeures » (complication sévère nécessitant des soins intensifs ou entraînant un décès) est à 0% dans les 7 principales études prospectives sur l’embolisation (total de 488 patients)
→ Le « syndrome post-embolisation » est fréquemment décrit dans les 12 à 48 heures suivant l’embolisation. Il consiste en l’association de signes urinaires (quelques brûlures mictionnelles, envie fréquente d’uriner, traces de sang dans les urines). Ces symptômes régressent en 48 heures après l’embolisation.
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En tant que spécialiste de l’appareil urinaire et donc de la prostate, l’urologue est un des acteurs clé de la prise en charge de l’adénome de la prostate, et son avis sur sa prise en charge est important.
Toutefois, si vous avez des questions spécifiques à l’embolisation, ou si vous souhaitez simplement savoir si vous êtes un candidat potentiel, vous pouvez aussi vous adresser à un radiologue interventionnel pour un second avis.
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Eviter le port de charges lourdes, ou de forcer sur le membre par lequel le radiologue est entré dans les vaisseaux.
Le retour à une vie normale se fait généralement en 48 heures. Les rapports sexuels peuvent être repris à cette période.
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Habituellement le radiologue interventionnel qui a effectué l’intervention vous laisse ses coordonnés personnels.
De plus, l’Institut Français de Radiologie Interventionnelle dispose d’une astreinte avec un radiologue interventionnel joignable 7/7 jours, 24/24 heures.
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Une première consultation est prévue 1 mois après l’intervention.
Une seconde consultation avec une imagerie (échographie ou IRM) est prévue 6 mois après l’embolisation.
En cas d’évènement intercurrent, le médecin opérateur peut vous revoir en consultation pour faire le point.
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A ce jour, beaucoup d’études se sont intéressées à l’embolisation. Voici les principales:
Pour plus d’informations, vous pouvez aussi lire l’article « résultats des études sur l’embolisation de la prostate »
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L’embolisation crée des foyer de destruction principalement dans la zone centrale qui est la zone de l’adénome. Néanmoins, toute la prostate n’est pas détruite, et du tissu prostatique reste viable pour continuer à assurer les fonctions de la prostate (notamment la formation du liquide séminal qui est un des composants du sperme).
Pour mémoire, la testostérone n’est pas fabriquée par la prostate mais par les testicules, il n’y a donc aucune modification du taux de testostérone après une embolisation.
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Nos premiers patients ont été traités il y a plus de 8 ans.
De plus en plus d’études montrent que l’effet est durable dans le temps. C’est notamment le cas dans l’étude de Carnevale, avec des patients suivis jusqu’à 10 années après l’embolisation avec une conservation de l’effet clinique.
Néanmoins, environ 50% des patients décrivent une récidive des symptômes 10 ans après l’embolisation, contre 20% environ après chirurgie. L’amélioration récente des techniques d’embolisation (embolisation plus agressive) devrait voir ce chiffre baisser dans les années à venir.
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L’embolisation est remboursée par la Sécurité sociale ainsi que les mutuelles sous l’intitulé « embolisation supra-selective d’une branche de l’artère iliaque interne »
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Les études retrouvent un taux de satisfaction post-embolisation variant entre 73 et 92%.
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Plusieurs équipes pratiquent l’embolisation de la prostate en France, notamment à Paris, Lyon, Bordeaux et Strasbourg. Il est néanmoins important de réaliser l’intervention auprès d’un opérateur expérimenté habitué à ce type d’intervention.